On discute beaucoup sur les Roms de nos jours.
A croire que c'est devenu non seulement un problème national, et politique assurant ou mettant en danger l'équippe de gouvernement actuelle, mais aussi une affaire européenne et même ayant des échos au-delà des frontières de l'ancien continent.
Les Roumains, sensibles à cet ancien problème, se sentent vexés de l'appelation "ROM" laquelle ferait un mélange lexical désagréable, rappelant le mot Roumain. Je pensais qu'ils allaient être rassurés par l'intervention récente d'un ministre qui a rejeté cette appelation. La corrigeant, cependant, d'une manière encore plus désagréable: mettons les choses au clair, il s'agit de Roumains et de Bulgares.
Et c'est vrai.
Ainsi les gitans français, qui tracassent les riverains quand ils choisissent de s'installer sur les territoires de leurs communes, s'il leur venaient à l'esprit de passer les frontières, eh bien, ils deviendront français.
Tant qu'ils restent à l'intérieur de l'hexagone ils changent de nom: ils deviennent "les gens du voyage".
On devrait, à ce propos, souligner la supériorité des Roms sur cette catégorie de gitans français: ils sont des gens "de grands voyages". De ce fait ils ont acquis une dimension européenne, supérieure aux "gens du voyage français", cantonnés dans leur territoire et déconnecté de la marche du monde.
Ce qui rend l'intervention des instances européennes logique.
Les gitans, répandus dans tous les pays européens constituent, d'après leur conceptions, modes de vie et usages, un peuple.
Certains peuples vont au-delà de ces déplacements, au contraire, ils demandent un territoire, une autonomie.
Ce n'est pas dans l'esprit des Gitans, épris de liberté et adversaires de la discipline qui nous fait plier à tous, nous les gens stables, l'échine, nous condamnant à supporter le bénéfice de la stabilité sur la base d'impôts divers.
C'est dans ce sens que je pense que les appélations "gens du voyage" et "gens des grands voyages" semblent intéressants et possédant un grand avenir.
Car avec les crises financières, économiques, l'augmentation inévitable du chômage, c'est un sort qui nous attend, peut-être, dans le futur.
Quand nous deviendrons tous, ou presque, des gens du voyage.