jeudi, avril 29, 2010

y a-t-il un médecin dans la salle ?

On entend ces paroles parfois, rarement - on l'espère -, lorsque un spectateur se sent mal.
Aujourd'hui l'appel devrait être modifié à la télévision: y a-t-il un psychologue sur le plateau ?
Appel inutile. Il y en a toujours.
Même dans les rédactions, si j'en crois un quotidien américain qui pose une des questions essentielles au monde où nous vivons: les flirts et liaisons qui se nouent dans les entreprises.
A la question: si les "intéressés" se rencontreraient dans la rue, un coup de foudre serait-il possible ?. Le psychologue répond que non, car le temps passé en commun sur le lieu du travail est suffisamment long pour favoriser ce genre de liaisons, entourées d'abord par le mystère et favorisé par le suspense quotidien.
A part celà, le psy s'étend sur l'attitude du patronat: accepte, tolère, fait semblant de ne pas voir, etc.
En somme sur ces flirts qui peuvent mener à un mariage ou à un/deux divorces, le spécialiste ne nous donne rien de substantiel, vu son diplôme.
Ou c'est le journaliste qui est en faute, car il n'a pas permis au spécialiste...de s'exprimer.
Car le psy n'apporte que rarement des explications ou solutions aux crises morales, de comportement, de personnalité.
Où qu'il se trouve, le psychologue public n'est...qu'un translateur.
Il traduit ce que tout le monde sait et exprime en termes courants, dans le langage en continuelle évolution de son métier.
Parfois en rencontre également un "patient" qui a fréquenté un psychologue, devenu "son" psy, à travers le vocabulaire que le maître lui a mis à la disposition pour disséquer son mal.
Evidemment, et il faudrait s'excuser, pour les cas vraiment graves et où l'aide du spécialiste s'avère nécessaire.
Mais ils se passent rarement devant les téléspectateurs.