lundi, mai 17, 2010

le chat de ma voisine

c'était le titre d'une chanson de feu Yves Montand.

Dans son texte il se moquait des sujets légers que lui ou d'autre chanteurs pouvaient chosir, ignorant les graves problèmes de l'actualité.

Bon, concernant les chansons, il pouvait se tromper. D'autant plus que la musique "légère" devrait nous faire oublier les tuiles quotidiennes.

Mais la presse ?.

Dans les circonstances actuelles quand l'Europe se précipite non pas pour guérir les plaies de l'euro et de l'économie mais simplement pour retarder la fatalité économique, quand on entasse des centaines de millards, qui doivent être empruntés - bien sûr - pour régler des dettes,quand on annonce la "rigueur" sans toutefois la prononcer ( car rigueur signifie moins de consommation et moins de consommation = moins de croissance ) de quoi s'occupe la presse en premier ?.

Des aperos Facebook.

De la sélection de l'équipe de France, avec tous les cancans à l'appui.

Et d'autres "chats de la voisine", glissant ici et là le problème jugé essentiel: si les marchés, la bourse, ont applaudi les "initiatives" européeennes.

Sur la presse roumaine commentée, on observe des réactions plus "politiques": la rage contre Basescu.

Eh oui, c'est l'actuel président roumain qui est responsable de toute la catastrophe financière mondiale.

J'ai souvent jugé sévèrement Basescu dans le passé.

Mais aujourd'hui il est nécessaire de regarder la vérité en face: tout président, aussi sympathique qu'il fut aurait été obligé de serrer la ceinture.

Aussi je crois que M. Gioana devrait se présenter en personne à Pâques et à la Nouvelle année au domicile des Basescu les mains pleines de cadeaux.

Pour le remercier de l'avoir fait perdre les élections.

Avec l'espoir qu'il pourra gagner les élections futures quand les vaches seront plus grasses...ou moins maigres.

Et se rendre populaire en distribuant des avantages qu'impopulaire en coupant des salaires.